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mardi 11 novembre 2014

Conseils pour les enseignants remplaçants en maternelle

coloriage d'Hugo l'escargot                  
               
Il sera un jour


    Il sera un jour où vous arriverez, après avoir réussi à trouver une entrée, dans la classe de maternelle : des bancs disposés en carré, des tables ovales pour les ateliers, un coin peinture, un coin jeu, un coin bibliothèque, beaucoup d'affichages et du matériel varié : jeux, puzzles, ... que vous n'avez pas le temps d'explorer.

     AVANT L'ENTRÉE DES ÉLÈVES :

    Les parents commençant à attendre, il ne vous reste que le temps de chercher le registre d'appel. Si vous ne le trouvez pas (!!!...), prendre la liste des élèves qui est (obligatoirement) affichée et qui n'est peut-être pas à jour. En dernier recours, en faire demander une d'urgence à la directrice.

    Quelquefois, les fiches d'urgence sont dans la classe. Mais, elles ne sont souvent qu'en un exemplaire dans le bureau de la directrice. De toute façon, soit il y a une urgence absolue (un enfant qui perd connaissance, qui s'étouffe, qui vomit du sang...) et l'enseignant fait prévenir directement les secours (le 112 depuis un téléphone portable, le 15 depuis un fixe), puis la directrice et les parents, soit il y a un doute qu'il faut rapidement transmettre à la directrice et aux parents.

    Demander à l'ATSEM où sont les feuilles (oui, des feuilles simples pour écrire et dessiner) et les craies à tableau. Vous chercherez un espace disponible sur le tableau (quand il y en a un).

    L'enseignante a-t-elle un procédé pour la fin des activités (clochette, musique, signal visuel) ? Si vous le découvrez, vous vous sentirez moins épuisé en fin de journée...
     
    Vérifier le créneau disponible pour la salle de motricité et s'il n'est pas prévu, en demander un.

    Demander à l'ATSEM quand elle sera présente dans la classe, lui expliquer que sa présence est vivement souhaitée pour les ateliers, la sortie des élèves en salle de motricité ou de récréation, ... Lui demander si les enfants vont seuls aux WC.

    ACCUEIL :
     
    Dès l'heure d'entrée, se rapprocher des parents qui arrivent et expliquer si nécessaire (« La maîtresse n'est pas là ? »), d'une voix apaisante : « Elle est absente pour la journée. » et dire aux enfants : « On va faire tout comme d'habitude. » Si un enfant se montre hésitant, lui laisser le temps d'observer, pendant que l'on s'intéresse aux jeux qui se mettent en place.

    Après quinze minutes de jeux, c'est le moment du rangement et du regroupement sur les bancs. Aider au rangement, le rappeler les élèves qui l'auraient négligé :  limiter les exigences formelles dans la journée, donc les éclats de voix, mais montrer qu'on y attache de l'importance.

    ÉCHANGES :  

    Souvent, pour gagner de la place dans la classe, les bancs sont un peu serrés, ce qui amène les élèves à se pousser (on croit qu'ils chahutent) par manque d'espace vital. Donc, avant d'appeler les élèves, écarter les bancs et ajouter quelques chaises.

    Se présenter, réexpliquer qu'il s'agit d'un remplacement court et commencer impérativement par l'appel, ce qui de plus permet à chaque enfant d'être reconnu.

    Les élèves diront comment se déroulent les rituels : date, comptages des élèves (aider les TPS et PS, veiller à ce que le comptage ne se termine pas dans un murmure inaudible). Il est bien de récrire la date "en attaché" au tableau.

    À partir de la date, demander "Quel jour était-on hier ?", "Quel jour sera-t-on demain ?", aller plus loin si possible (les jours de la semaine, école, pas école) ; expression libre qui aide à se situer par rapport aux jours. S'aider du calendrier affiché pour partager le vécu de la classe (anniversaires, par exemple).

    Les élèves apprécieront de réciter les comptines qu'ils ont apprises, utiliser aussi celles qui sont affichées.

    Avant que les parents arrivent en fin de matinée, demander aux élèves ce qu'ils ont fait. Ce sera souvent difficile, surtout pour la chronologie, mais c'est important de leur donner progressivement des repères. Renouveler cette question en fin d'après-midi ou à la fin d'une séquence (d'EPS par exemple).

    ACTIVITÉS :

    Dans (toutes) les classes, vous trouverez des progressions affichées et parfois, vous aurez accès au cahier journal rédigé par l'enseignante. C'est l'idéal, tant pour vous que pour les élèves.

    Prendre le temps, en commun, d'expliquer les activités suivantes, de laisser les enfants s'exprimer (idées, organisation, questions). À la fin, retour en groupe pour montrer les réalisations.

    Travailler aussi sur la reconnaissance d'un son ''trouver dans quels mots on l'entend" et l'observation des graphies, l'alphabet, le nom des lettres et leurs "costumes". Pour l'écriture, veiller au sens et à l'orientation (souvent, un enfant vous montre des lettres à l'endroit mais sa feuille n'était pas dans ce sens quand il écrivait). Un tracé, dans l'espace, avec le doigt tendu et en suivant le modèle au tableau, est efficace. Travailler d'abord sur feuille non lignée.

    Pour les GS, il semble bien de faire écrire une courte phrase en rapport avec le vécu de la classe.      

    GESTION DES DÉPLACEMENTS ET DES CONFLITS :

    Pour les déplacements : éviter les discours du type "Vous allez vous déplacer sans faire de bruit pour ne pas déranger les autres classes. Sinon, je serai obligé de ..." ; dans ce cas, on normalise le non respect de la consigne et l'enfant ne voit pas clairement ce qui est demandé ( N'est-ce pas normal qu'un adulte rouspète ?). Il est bien plus efficace de dire tout bas "On va se déplacer à pas de souris..."

    Lorsqu'une difficulté s'est présentée pendant un déplacement, une récréation, un rassemblement, prendre le temps de réunir les enfants sur les bancs et de les laisser s'exprimer sur le problème posé (éviter la désignation tellement facile d'un bouc émissaire).
 
    Il est parfois difficile de montrer à l'ATSEM ou l'AVS qu'il n'est généralement pas utile d'élever la voix. Cela peut donner l'impression d'un laisser-aller et d'un désaveu.
 
    Pour les situations conflictuelles, proposer aux élèves concernés de se parler directement, face à face ("Tu lui parles en le regardant.").  Ne pas en faire une exigence car ça peut aggraver les conflits. Mais quand ça marche, ça évite à l'enseignant de s'épuiser dans la gestion des conflits.

    Pour un court remplacement, on peut préférer que l'élève emporte ses réalisations dès la sortie de la classe, ce qui améliorera les relations avec les parents ("Ça s'est bien passé ?")

    Pour un enfant qui ne tient pas compte des remarques : lui dire de venir se placer à côté de l'enseignant, d'observer les autres, le tenir par la main (s'il l'accepte), l'envoyer dans une autre classe. Ne jamais laisser un élève sans surveillance (dans le couloir par exemple).

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